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INTRANTS AGRICOLES : UN BON NIVEAU DE DISPONIBILITE

Les besoins des producteurs au titre de cette campagne sont bien couverts .La campagne agricole 2009-2010 suit son cours. A la direction nationale de l'agriculture (DNA), la tradition exige un suivi régulier de la mise en place des intrants agricoles dans les zones de cultures.


Du 21 au 31 juillet dernier, une mission conduite par le directeur national adjoint de l'agriculture (DNA), Moussa Camara, a sillonné les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et le district de Bamako. La première étape de cette visite a concerné la région de Sikasso. Dans les différentes localités, la mission a rencontré les équipes techniques sur place, visité des magasins d'intrants, des parcelles de coton, maïs, riz et, s'est entretenue avec les fournisseurs d'intrants et les producteurs.

A Bougouni, les engrais complexes coton et céréales d'une quantité de 499,450 tonnes disponibles sont fournis par la société Toguna. Les ventes effectuées sur la présentation de la caution technique délivrée par les structures d'appui conseil ont porté sur 135,20 tonnes (paiement au comptant au prix subventionné de 12 500 Fcfa le sac de 50 kg). La mission a visité 6 parcelles dans les localités de Dalabani, Ouré et Babilena. Elle a constaté un démarrage quelque peu difficile de l'hivernage (insuffisance des pluies dans leur installation). Cependant, les parcelles visitées sont dans un bon état végétatif malgré le léger déficit pluviométrique constaté par endroit. Elles sont bien entretenus et bien désherbées, a constaté la mission. Les premiers apports d'engrais ont été effectués sur 4 parcelles.

 

 

Par ailleurs, certains semis ont été effectués de façon précoce (3è décade de mai et début juin) et d'autres plus tard, à la fin de la 2è décade de juin. Un léger déficit hydrique a été constaté dans la zone de Ouré. L'appui conseil est fourni de façon constante par les agents de la DRA et de la CMDT, relève la mission. Les opérations de semis sont presque à terme (environ 90%). Les travaux de sarclo-binage et les traitements phytosanitaires ont débuté. L'usage de l'herbicide est presque général.

Sur la parcelle de riz de N'tosso dans le secteur de Sikasso, une superficie de 16,5 ha a été labourée au tracteur. Avec un système de submersion contrôlée comme technique de culture, l'état des cultures est jugé bon et le stade végétatif levé. Ainsi, dans la région de Sikasso, le total de quantité des engrais disponible est de 3500,45 tonnes ont 1069 tonnes d'urée, 808 tonnes de DAP et 1623,45 tonnes de complexe céréales. Ces quantités couvrent les besoins des producteurs, a estimé la mission.

Dans le secteur de San, la mission a visité le magasin de stockage d'engrais. Le fournisseur de cette zone est la société Toguna. Elle a livré 120 tonnes de DAP et 80 tonnes d'urée aux producteurs sur présentation des cautions techniques délivrées par le secteur d'agriculture. La quantité disponible ici est de 320 tonnes d'engrais. Le magasin de l'Association des riziculteurs de la plaine agricole de San ouest (ARPASO) dispose de 660 tonnes (220 tonnes DAP et 440 tonnes d'urée). La quantité manquante de 283,9 tonnes sera livrée incessamment par le fournisseur, indique le rapport.

Le magasin de semences sélectionnées de l'association a une disponibilité de 33 tonnes de Kogony et des quantités de BG et de Sébéran. Une quantité de 33 tonnes de G4 a été vendue aux producteurs. Pour acquérir les 660 tonnes d'engrais, l'ARPASO a contracté un prêt de 100 millions de Fcfa auprès de la BNDA. Le taux de recouvrement de l'engrais de l'Initiative riz est de 97%. Il est à signaler que les besoins de la contre-saison non couverts par l'appel d'offre de l'Office riz Ségou (ORS) sont de 210,8 tonnes d'urée et 109,8 tonnes de DAP.

A Ségou central, la mission a visité trois magasins. Celui de la société, SOMADECO dispose de 3000 tonnes. Le magasin de Toguna contient des échantillons. "Faso jigui" possède un stock de 400 tonnes d'urée. En résumant la situation des engrais dans la région de Ségou, la mission retient que les disponibilités sont de 15.306,55 tonnes dont 6850,35 tonnes de DAP, 7844,2 tonnes d'urée et 612 tonnes de NPK. Dans les deux régions, le démarrage de l'hivernage est difficile, a constaté les visiteurs. Les quantités de pluies enregistrées sont dans l'ensemble inférieures à celles de 2008.

Les opérations de repiquage sont presque terminées à Sikasso. Elles se poursuivent à Ségou. Les parcelles visitées présentent toutes un bon état végétatif malgré le niveau faible des pluies. Le rythme d'enlèvement des engrais reste lié à la nature du paiement (comptant), les capacités des producteurs à payer au comptant l'engrais demeure relativement faible. Les sites éloignés des grands centres et enclavés sont faiblement ravitaillés en engrais.

Dans le district de Bamako, la visite a porté sur les magasins de stockage des semences du riz Nerica 4. Au total, 23 tonnes de semences ont été réceptionnées. La vente a porté sur 21,4 tonnes et 1,6 est en stock. Ces quantités proviennent des semences Nerica 4 R2 produites en contre-saison et envoyées par les services semenciers. Les ventes de semences sont arrêtées et les reliquats pourraient être conservés pour la campagne prochaine. Ce qui nécessite des mesures de conservation rigoureuse, estime le rapport.

Une faible pluviométrie.

Le magasin d'engrais de Toguna situé à Niaréla, contient, selon le directeur commercial de la société, 240 tonnes dont, 40 tonnes par formule, soit 6 formules. Concernant le ravitaillement du cercle de Kati, les responsables de Toguna ont promis d'envoyer un stock de 60 tonnes dont 20 tonnes d'urée et 40 tonnes de DAP. Suite à la mission, 20 tonnes de DAP et 20 tonnes de complexe céréales ont été acheminées. Les producteurs qui vivent sur la rive droite (Sirakoro Méguétana) peuvent être ravitaillés à partir du magasin central situé sur la même rive.

A Koulikoro, la mission a visité des magasins de semences Nerica 4 R2. Les quantités reçues sont de 33,250 tonnes sur lesquelles environ 1 tonne a été vendue. Les difficultés d'installation de la pluviométrie expliquent essentiellement le faible niveau des ventes des semences R2, a relevé l'équipe de supervision. La visite des parcelles de Dianéguébougou Safo ont porté sur le maïs (7 ha), riz Nerica (3 ha), le sorgho (24 ha) et le mil (5 ha). Sur les parcelles adjacentes au barrage de Sonikégny, le maïs est au stade de montaison et d'épiaison. Les parcelles, à la faveur de l'effet du barrage, présentent un bon aspect végétatif.

La situation des stocks d'engrais est de 20 tonnes de complexe céréales à Kangaba, 12,7 tonnes de Nyeleni et 34,4 tonnes d'urée à Koulikoro. A Kati, 40 tonnes ont été mises en place suite aux rencontres menées avec le responsable commercial de Toguna. Le cercle de Dioïla dispose de 160,9 tonnes de Nyeleni et 198 tonnes d'urée et Kolokani dispose de 18 tonnes. En terme de semences, il a été produit 122,909 tonnes de Nerica 4 R2.

La région de Kayes possède une quantité de stockage de 39,9 tonnes d'engrais. La quantité livrée par Toguna est de 39,9 tonnes de DAP dont 3,4 tonnes ont été vendues. Le stock Initiative riz 2008-2009 est de 4,5 tonnes de Nyeleni et 5,450 tonnes d'urée. La semence de Nerica en contre-saison reçue est de 32,926 tonnes dont 2,469 tonnes ont été vendues.

Le stock restant est de 30,456 tonnes. Concernant l'état du magasin, la mission a constaté une stagnation d'eau sous certains sacs d'engrais de l'ancien stock.

La mission a ensuite visité les parcelles de maïs, de coton et de riz Nerica pour la production de semences R2 (coopérative semencière féminine) de Sotubaka à Manako, le riz de bas fonds à Baliani. Elle a relevé un bon entretien au niveau des parcelles qui ont bénéficié d'apport d'engrais et présentent toutes un bon état végétatif. Le maïs est au stade de montaison, le coton est en début de ramification et le riz, en levée totale.

Au cours de la présente campagne, seule Toguna a approvisionné la région de Kayes (Kita) à travers la mise en place de 36,5 tonnes de DAP. Ainsi, Kayes a reçu 2,9 tonnes d'urée et 0,4 tonnes de Nyeleni. Le cercle de Kita dispose de 5,45 tonnes d'urée, 4,5 tonnes de Nyeleni (stock 2008) et 36,5 tonnes de DAP fournies par Toguna. Le cercle de Bafoulabé a reçu 53,25 tonnes d'urée et 61,4 tonnes de Nyeleni. A Kéniéba, on enregistre 94,65 tonnes d'urée et 59,15 tonnes de Nyeleni. Le cercle de Kéniéba possède dans ses magasins 94,65 tonnes d'urée et 59,15 tonnes de Nyeleni.

Au terme de la tournée dans les 5 régions, la mission est arrivée à la conclusion que les engrais et les semences Nerica sont disponibles dans les localités concernées et les enlèvements se poursuivent. De l'avis des fournisseurs et des structures d'encadrement agricole des zones visitées, les disponibilités couvrent les besoins des producteurs au titre de la campagne 2009-2010. La caution technique dont les formats ont été fournis par la DNA constitue le principal outil de ravitaillement en engrais subventionné, a relevé la mission. Cependant, a-t-elle ajouté, le paiement au comptant constitue un handicap pour l'acquisition des engrais.

Autres difficultés, c'est l'éloignement en certains cas des sites de dépôt des engrais des zones où ils sont utilisés. En effet, des efforts doivent être faits pour que les fournisseurs assurent une couverture plus dense des zones de production. Car, les fournisseurs ne disposent pas de représentation dans beaucoup de zones. Enfin, il a été constaté une installation tardive des pluies et le faible niveau des pluies enregistrées par rapport à la campagne précédente.

C. A. DIA
L’Essor n°16500 du - 2009-08-05 

CULTURE VIVRIERE : LES INSTITUTS DE RECHERCHE AU SECOURS DU MANIOC AFRICAIN

L'Institut international d'agriculture tropicale (IITA), en collaboration avec l'Institut de recherches agronomiques de Guinée, a collecté 73 variétés de manioc locales de la Guinée Conakry pour sauver le manioc de l'érosion génétique, selon une déclaration de l'IITA. "La conservation des variétés de manioc locales donnent de l'espoir pour les programmes futurs de culture du manioc et permet de garantir la sécurité alimentaire en Afrique", a déclare Dominique Dumet, chef du GRC et Coordonnateur de la mission de collecte.

Les variétés qui sont actuellement conservées dans des conditions ex-situ au Centre de ressources génétiques de l'IITA a Ibadan, dans le sud-ouest du Nigeria, feront partie d'une collection de sécurité pour sauvegarder les ressources génétiques des plantes du continent. La mission de collecte a été co-fondée par l'IITA, le Global Crop Diversity Trust et l'IRAG-Guinee Conakry.

Le manioc constitue une denrée principale en Afrique et un bouclier contre la crise alimentaire, et beaucoup de variétés locales sont menacées. L'érosion génétique, selon la déclaration, est un processus par lequel un pool de gènes déjà limite d'une espèce menacée de plante ou d'animal diminue, encore plus lorsque les individus d'une population en survie meurent sans avoir une chance de se développer au sein de leur faible population menacée. "En Guinée-Conakry, par exemple, environ sept variétés de manioc locales sont en train de disparaître rapidement. Ce qui présente un risque, surtout pour le manioc qui est une culture clone", a déclaré le Directeur général des essais internationaux de l'IITA, Paul Ilona. A part le manioc, l'IITA-GRC détient plus de 25.000 accessions de cultures vivrières africaines majeures, y compris le dolique, l'igname, le soja, la noix bambara, le mais, la banane plantain et la banane.

Les généticiens craignent que la perte de gènes de certaines variétés locales allant jusqu'à l'extinction pourrait limiter les futurs programmes d'amélioration du manioc et le nombre de gènes disponibles pour qu'ils puissent travailler dessus. Aussi bien les variétés locales que celles améliorées créent un pool de gènes robustes, offrant des choix aux généticiens pour les futurs programmes.

Par ailleurs, les variétés menacées pourraient même conserver des caractéristiques fondamentales qui pourraient fournir des solutions aux problèmes de famine et de pauvreté à l'avenir. "En tant que généticiens, chaque fois que nous perdons des variétés cela nous fait mal. C'est pourquoi la conservation des variétés de manioc locales au GRC est importante", a ajouté M. Iloha. La mission de collecte de Conakry fait de la Guinée le quatrième pays après l'Angola, le Togo et le Bénin, a autoriser l'IITA a collecter et a partager ses expériences avec d'autres pays depuis que le Traite international sur les ressources génétiques des plantes pour l'alimentation est entre en vigueur en juin 2004.

Source PANA

 

 
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