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La production couvre les besoins de consommation intérieurs du pays et place la Chine au meilleur rang des producteurs céréaliers.
Notre pays est intéressé par la technologie de production de variétés de riz qui ont un rendement moyen de 12 voire 17 tonnes de paddy à l'hectare.
Le ministre de l’Agriculture Agatham Ag Alhassane a conduit une délégation en Chine du 3 au 13 septembre à l’invitation du ministre chinois du Commerce. Le ministre Agatham Ag Alhassane a pris part pendant son séjour chinois aux échanges d’expériences sur les politiques et stratégies agricoles dans le contexte des crises alimentaire et économique mondiales, lors de la 13è édition de la Foire internationale de l’investissement et du commerce de Chine à Xiamen et à Changsha au Forum international des ministres de l’Agriculture sur la coopération dans le domaine de la technologie du riz hybride.
La Chine qui compte aujourd’hui 1,3 milliard d’habitants, devient de plus en plus une référence dans le domaine de la production agricole. Pékin a, de ce fait, accordé au secteur agricole une attention toute particulière au regard des besoins alimentaires internes du pays et des créations d’emplois ainsi que de génération de ressources financières pour les producteurs qui constituent aujourd’hui les 2/3 de la population.
Pour accéder à la sécurité alimentaire, la Chine a dû franchir cinq étapes dans son développement agricole. Ainsi, la production céréalière est passée de 113 millions de tonnes en 1949 à 528 millions de tonnes en 2008. Cette production couvre les besoins de consommation intérieurs du pays et place la Chine au meilleur rang des producteurs céréaliers. La Chine nourrit 21% de la population mondiale avec seulement moins de 10% des terres cultivées.
L'État chinois s'est investi considérablement dans la consolidation de ces acquis avec des mesures d'accompagnement comme le maintien de la subvention aux agriculteurs, la suppression des taxes, le développement d’infrastructures, l’utilisation des technologies scientifiques, la culture de la compétitivité et la sécurisation foncière.
A la Foire internationale de l’investissement et du commerce de Chine qui s’est tenue à Xiamen, le ministre Agatham Ag Alhassane a expliqué que notre pays dispose d’un environnement juridique favorable à l’investissement. Il a souligné les acquis en terme d’avancée démocratique et de bonne gouvernance, l’existence de grandes banques nationales et internationales, la quiétude sociale et la légendaire hospitalité malienne. Le ministre a ensuite expliqué que le Mali est favorable à l’élargissement du partenariat déjà fécond avec la Chine au développement de l’agro-industrie, la recherche agricole, le domaine minier, le transfert de technologies, le textile et l’énergie.
UNE BONNE LONGUEUR D'AVANCE. L'exposé du ministre de l'Agriculture a amené les partenaires chinois à démarcher la partie malienne. Le clou de sa visite aura été sa participation au Forum international des ministres de l'Agriculture sur la coopération dans le domaine de la technologie du riz hybride.
Organisé sous l'égide du gouvernement chinois dans la région du Hunan, cette rencontre a regroupé outre le ministre Agatham Ag Alhassane, les représentants d'institutions internationales, de grands centres de recherche et d'universités.
La partie chinoise a fait un exposé sur l'état d'avancement sur le riz hybride et son poids dans les stratégies de développement agricole du pays. De cet exposé, il ressort que les chercheurs chinois notamment grâce à l'équipe conduite par le professeur Long-Ping Yuan, la Chine dispose d'une bonne longueur d'avance dans cette technologie. Le pays dispose de variétés de riz hybride dont le rendement atteint les 12 tonnes de riz paddy à l'hectare. La recherche se poursuit avec de nouvelles variétés dont le potentiel de production avoisine les 17 tonnes de riz paddy à l'hectare. Ces avancées technologiques placent la Chine dans le peloton de tête de pays producteurs de riz et à la pointe de cette science. Le riz hybride occupe déjà 60% des terres dédiées à la riziculture dans le système de production agricole du pays.
Il ressort également de cette conférence que la promotion de la culture du riz hybride est la clé de la stratégie garantissant la sécurité alimentaire. La délégation malienne a souhaité le transfert de technologie ainsi que le renforcement de capacités des instituts et structures de recherche au Mali à la maîtrise de cette technologie, l'appui à l'organisation de la production et de la distribution de semences de riz hybride.
En vue d'approfondir le partenariat d'investissement et de coopération technique en matière de développement agricole et de recherche, le ministre Alhassane s'est entretenu avec le vice-ministre chinois duquel il a obtenu la promesse d'une visite au Mali, accompagné probablement par le "père" de la technologie le professeur Long-Ping Yuan.
Le ministre de l'Agriculture a enfin discuté avec les autorités chinoises de l'élargissement de la coopération sur la relance de la culture du coton au Mali notamment en ce qui concerne les aspects touchant l'organisation de la production et du développement des semences.
M. COULIBALY
l'Essor n°16532 du - 2009-09-23 |