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Le Grand hôtel de Bamako abrite depuis mardi l’atelier de démarrage du Projet d’appui au sous-secteur de l’irrigation de proximité (PASSIP).
La cérémonie d’ouverture de la rencontre était présidée par le ministre de l’Agriculture, Agatam Ag Alhassane. L’atelier regroupe divers acteurs intervenant dans la filière du riz, des représentants d’institutions financières, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des prestataires de services. En évoquant les objectifs fixés par notre pays à la filière riz, le ministre de l’Agriculture a réaffirmé l’ambition de faire du Mali une puissance agricole.
Dans cette démarche, un accent particulier sera mis sur le développement de la riziculture. A cet effet, l’irrigation est primordiale. Evoquant le marché mondial du riz, le ministre a indiqué que les échanges dans ce secteur sont passés de 397 millions de tonnes en 1980 à 643 millions de tonnes en 2007. Cette expansion du marché doit inciter davantage les riziculteurs, essentiellement constitués de jeunes et de femmes. A terme, l’ambition du Mali est d’atteindre l’autosuffisance alimentaire et de conquérir le marché sous-régional. Avec une population qui consomme 53 kg de riz par personne et par an, le riz occupe une place primordiale dans l’alimentation dans notre pays. Les importations pèsent lourd sur l’économie, même si en la matière, nous sommes loin derrière le Sénégal qui importe 37% de ses besoins en riz. Le Mali ambitionne de faire partie des cinq pays qui totalisent à eux seuls 85% de la production mondiale. Pour y parvenir, plusieurs facteurs sont à développer. Le matériel est presque inexistant dans certaines exploitations par manque de moyens et les riziculteurs font souvent face à des aléas climatiques dévastateurs.
C’est au regard de ces constats que les financements à long terme doivent être encouragés par le biais notamment du Conseil national des investisseurs privés (CNIP). Des gains de productivité pourraient alors être engrangés, rendant ainsi plus compétitive la production. D’autres défis à relever concernent l’élargissement des superficies irriguées pour la culture du riz et l’établissement de systèmes de droits fonciers.
Pour l’étape qui suit l’exploitation primaire du riz, l’enjeu serait d’améliorer la qualité de la céréale transformée et de développer une politique de stockage et de commercialisation efficace. La coopération allemande accompagne ces différentes démarches. Dans le contexte économique difficile qui prévaut actuellement, sa disponibilité et son appui dans les services financiers, étatiques et de proximité sont précieux.
La présente session est essentiellement consacrée à la recherche de moyens pour accroitre les gains de productivité dans la filière riz. L’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali, l'Observatoire des marchés agricoles (OMA) et la recherche agronomique conjuguent leurs efforts pour y parvenir.
Audrey LOUSSOUARN
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