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Après avoir obtenu des résultats encourageants lors de la campagne précédente, le département de l'Agriculture veut faire mieux cette année. Les moyens financiers et techniques sont disponibles
Le ministre de l'Agriculture Agatam Ag Alhassane a animé vendredi une conférence de presse consacrée au plan de campagne agricole 2009/2010. Il était entouré pour la circonstance de ses conseillers techniques, des directeurs nationaux de l'agriculture, Daniel Kéléma, et du Génie rural, Soumaïla Samaké, du coordinateur de l'Initiative riz, Mamadou Goïta, du PDG de la Compagnie de développement des textiles du Mali, Tièna Coulibaly, du directeur général de l'Office de la haute vallée du Niger (OHVN), Issa Djiré, du directeur de la Cellule de planification et de la statistique (CPS), le Dr Hamadoun Sow, et de responsables des projets et programmes de développement du département.
C'est le directeur national de l'agriculture, Daniel Kéléma, qui a présenté les résultats définitifs de la campagne agricole 2008/2009 et le plan de campagne 2009/2010. Etablissant le bilan de la campagne précédente, il a confirmé que les prévisions de production céréalière avaient été atteintes voire dépassées dans certains cas. Ainsi, sur une prévision de production céréalière globale de 4.580.000 tonnes, le pays a enregistré une récolte de 4.814.871 tonnes dont 1.607.647 tonnes de riz paddy, 1.364.469 tonnes de mil, 1.048.688 tonnes de sorgho, 740.108 tonnes de maïs, 40.793 tonnes de fonio et 13.166 tonnes de blé/orge. Le taux moyen de réalisation de la production céréalière a été de 102,7% par rapport aux objectifs de la campagne précédente.
Le riz a été la céréale autour de laquelle a été bâtie la campagne de production céréalière. L'État a ainsi apporté une subvention substantielle pour la réussite de la campagne. Le montant des subventions s'est élevé à 10,49 milliards Fcfa pour les engrais et 54 millions pour les semences. L'État a financé l'achat d'un groupe électrogène pour la plaine de San ouest pour un montant de 112,3 millions Fcfa. Les producteurs ont participé à hauteur de 36 millions au titre des semences et 12,9 milliards Fcfa au titre des engrais.
UN CADRE DE CONCERTATION. Pour le plan de campagne 2009/2010, trois spéculations céréalières - le riz, le maïs et le blé - sont retenues dans le cadre de la subvention. A ces céréales, s'ajoute le coton. Les autres cultures céréalières comme le mil, le sorgho, le fonio, les légumineuses, les plantes à tubercules, les cultures maraîchères, les cultures émergentes, fruitières et de cueillette font également partie du dispositif de la campagne.
Les prévisions de production céréalière toutes spéculations confondues sont de 6.139.820 tonnes, dont 2.003.040 tonnes de riz, 1.546.975 tonnes de maïs, 1.376.807 tonnes de mil et 1.138.561 tonnes de sorgho. Le gouvernement a prévu des mesures d'accompagnement pour assurer la réussite de la campagne. Parmi ces mesures, on peut retenir entre autres le renforcement du dispositif d'appui conseil par le recrutement de 100 nouveaux agents polyvalents de base, l'animation des cadres de concertation pour fixer le prix d'achat aux producteurs bénéficiant de la subvention, la protection des cultures, l'acquisition sur crédit par les producteurs d'équipements agricoles (décortiqueuses, batteuses, nettoyeuses, égreneuses, moulins, mini-rizeries).
Pour éviter les faiblesses rencontrées lors de la campagne de commercialisation de la campagne 2008/2009, les pouvoirs publics se sont engagés dans un cadre de négociation pluridisciplinaire pour arrêter un prix d'achat au producteur bénéficiant de la subvention. Le ministre Agatam Ag Alhassane a expliqué qu'un exercice de simulation de prix est à l'examen. En attendant, il a espéré que l'Office des produits agricoles du Mali (OPAM) puisse bénéficier de fonds à temps pour renouveler son stock de céréales. Il a également salué l'initiative du Programme alimentaire mondial (PAM) de s'approvisionner auprès des producteurs au lieu des commerçants, comme il le faisait auparavant. Cette initiative permettra aux producteurs de bénéficier de prix intéressants pour leur production.
La formule trouvée pour les producteurs non éligibles au crédit bancaire et au crédit des institutions de micro-finance, a expliqué Daniel Kéléma, est la caution technique de l'encadrement qui leur permet de s'approvisionner au comptant et au prix subventionné auprès d'un fournisseur d'intrants. Ce dernier se fait rembourser la différence de prix auprès des institutions bancaires. Le directeur national de l'agriculture a également assuré que 2500 tonnes de semences de riz Nerica 4 sont disponibles à un prix subventionné de 150 Fcfa.
Le ministre Agatam Ag Alhassane a annoncé que la campagne qui commence, coûtera 239,4 milliards Fcfa avec une contribution des producteurs de 139,5 milliards Fcfa. Il a souhaité que cette campagne agricole soit bonne.
M. COULIBALY
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