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L'Université d'État de Sam Houston au Texas et l'Université d'État d'Oklahoma conjuguent leurs efforts pour développer l'agriculture dans notre pays.
Le Mali, de part sa vocation agro-pastorale, devient de plus en plus un pôle d'attraction pour des universités américaines.
L'Université d'État de Sam Houston au Texas (SHU) et l'Université d'État d'Oklahoma (OSU) conjuguent leurs efforts pour développer l'agriculture dans notre pays. Avec l'appui d'OSU, SHU a entrepris cette année un programme à l'intention des acteurs du monde rural. Elles ont effectué en mars dernier une mission dans notre pays pour rencontrer les autorités du Rectorat de Bamako, des associations socioprofessionnelles évoluant dans le domaine de l'agriculture, de l'élevage et de la pêche.
Cette mission a permis aux Dr James Hynes (SHU) et au Dr Craig Edwards (OSU) de signer une convention entre Sam Houston State University et celle de Bamako. Signée par Mme Siby Ginette Bellegarde, Recteur de l'Université de Bamako à l'époque et le Dr James Hynes, cette convention met l'accent sur la formation (professeurs et étudiants) et la recherche dans le domaine de l'agriculture, de l'élevage et de la pêche.
Ce partenariat favorise également un partage d'expériences entre les universités signataires. C'est ainsi que le Dr Macky Samaké du Rectorat de l'Université de Bamako et membre de la commission de la future Université de Ségou, a été désigné pour participer au programme d'échange.
À Huntsville (Texas), le Dr Samaké a, au nom des autorités universitaires du Mali, renforcé le partenariat entre les deux universités américaines et celles du Mali. "SHU a décidé d'organiser des cours à distance à l'intention des Universités de Bamako et de Ségou.
L'interaction est possible", a souligné Macky Samaké de la division des Relations publiques et Coopération du rectorat de l'Université de Bamako.
S'agissant de la vocation de l'Université de Ségou, il a expliqué que les populations ségoviennes ont demandé aux pouvoirs publics que leur ville soit dotée d'une université essentiellement agro-pastorale", a expliqué le Dr Samaké. Cette future université va décongestionner celle de Bamako qui compte au moins 75 000 étudiants encadrés par 657 enseignants.
Lors d'une mission d'évaluation dans notre pays, l'Université d'État d'Oklahoma avait signé le 4 décembre 2007 un document similaire avec celle de Bamako pour promouvoir la recherche et la formation.
Il faut rappeler que cette université américaine avait organisé en juillet 2007 un stage de 6 semaines à l'intention de 16 Maliens (journalistes, patrons de presse, enseignants et étudiants) sur l'information agricole et le leadership. Le Dr James Hynes de Sam Houston State University était l'un des animateurs de ce programme qui a constitué une source d'inspiration pour son institution.
Dans le cadre d'une future collaboration avec l'Université de Ségou qui ouvrira ses portes lors de la prochaine rentrée, SHU et OSU ont, au terme de leur mission, rencontré des autorités de l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture du Mali (APCAM) et d'autres associations et institutions similaires évoluant dans la zone Office du Niger, notamment à Ségou et Niono. Au terme de ces échanges, SHU a adressé des invitations à ces structures pour effectuer un voyage d'études aux États-Unis d'Amérique. De ce fait, quatre personnes : Moussa Kienta (APCAM), Bassy Doucouré (IFP/Ségou), Yaya Traoré (PCDA/Ségou) et Ousmane Djiré (CAFON/Niono) ont été sélectionnés pour le programme d'échanges.
La mission avait pour objectif de s'enquérir des expériences de l'Université dans le cadre du développement rural, particulièrement la mécanisation agricole.
Nos compatriotes ont séjourné à Indianapolis (État d'Indiana), qui tient beaucoup à ses traditions et coutures. Selon des informations recueillies par nos interlocuteurs, "la culture attelée coupe une place prépondérante dans leur système agricole. Et les animaux les plus utilisés ont les chevaux et les ânes". Cette foire a édifié nos compatriotes sur les équipements qu'utilisent ces paysans indiens d'Indiana. Il y avait des matériels de préparation de sol : charrues à 2-3 socs, charrues à disque, herses, multiculteurs tirés par 2 à 3 paires de chevaux, d'ânes. À côté de ceux-ci, étaient exposés (botteleuse, faucheuse de paille, moissonneuse batteuse, semoir multi rang).
Moussa Kienta de l'APCAM a expliqué que "ces équipements sont dotés d'un système thermique, mais que la traction est assurée par les animaux". La version de charrette améliorée (amortisseur, dispositif de freinage) fait partie de ce lot de matériels qui sont tirés par des chevaux.
Par ailleurs, on retient du matériel de transformation. Parmi ceux-ci figurent la plate-forme multifonctionnelle actionnée par un cheval. Cette plate-forme est équipée de moulins, de réfrigérateurs, d'une machine à laver. Le matériel peut être adapté à plusieurs dispositifs dont ceux qui sont conçus pour l'irrigation.
Nos compatriotes se sont intéressés à la plate-forme multifonctionnelle, au dispositif de la plate-forme pour l'irrigation et au nettoyeur de tomate. Pour ce qui est du cas du Mali, ils ont fait comprendre aux responsables du programme d'échange que le choix de l'animal sera porté sur les bœufs et les ânes qui sont plus accessibles aux paysans moyens. "SHU est favorable pour le financement des prototypes qui seront adaptés au système agricole malien, mais à condition que la partie malienne prenne en charge les frais d'expédition. Nous souhaitons un soutien de l'USAID", a assuré Moussa Kienta.
CAFON va abriter le prototype, tandis que l'APCAM s'investira pour la promotion de l'outil. "La plate-forme multifonctionnelle est très utile. Elle aide surtout les femmes à transformer l'oignon et d'autres produits", a commenté Moussa Kienta.
B. M. SISSOKO |